Voyager en Ouzbékistan

En quête de nouvelles découvertes dans un pays pas trop éloigné qui ne fait pas la une des réseaux sociaux avec ses perches à selfies, je décide visa en poche de partir chez les Ouzbeks.

Les guides sur ce pays se faisant rare, j’ai décidé de partager à travers cet article des informations de base

Le voyage

Mode : Voyageuse en solo

Quand : Du 2 au 15 mai 2018  ( haute saison )

Itinéraire :

  • Tashkent – 1nuit
  • Samarcande – 3 nuits
  • Boukhara – 3 nuits
  • Khiva – 2 nuits
  • Forteresse du désert
  • Noukous  – 2 nuits
  • Moynak
  • Tashkent – 2 nuits
  • Montagnes et lac Tcharvak

 

Avant le départ

Obtention du VISA

Réservation des logements

Réservation d’un vol interne Noukous-Tachkent

Retrait en Euros / Change en Dollars US

 

Argent

Sans doute le poste le plus casse tête pour ce voyage ! Il faut savoir que les distributeurs et l’utilisation de la carte bleue commencent tout juste à se développer. En deux semaines j’ai vu uniquement un lecteur CB et un distributeur à l’Hotel Jipek Joli à Noukous, un distributeur à l’angle d’une rue du Lyab I Hauz à Boukhara, un lecteur CB dans une échoppe de tapis à Boukhara et un distributeur bien caché dans une cour de restaurant à Khiva. Par conséquent il faut partir avec tout son argent en liquide. Cela implique donc de réussir à chiffrer correctement le coût du voyage.

Il faut savoir que les hébergements, certains achats de souvenirs et les services d’un chauffeur ( hors taxi )  peuvent se payer en euros et/ou en dollars. Tout le reste doit être payé en monnaie locale, autrement dit le Soum.

Le plus gros billet qui existe est celui de 50 000 sous, soit 5 euros. Mais il y en a peu, plus souvent on a des billets de 10 000 et moins. Si on ne veut pas se retrouver avec des liasses à ne plus savoir quoi en faire, mieux vaut obtenir du change au fur et à mesure.

On peut obtenir du change de deux manières :

  1. On paye l’ hôtel en dollars ou en euros et on demande la monnaie en Soum.
  2. On change l’argent à l’arrivée dans l’aéroport de Tashkent ou dans des banques tout en sachant que les horaires affichées ne sont pas toujours fiables

Combien d’argent faut il prévoir ?

  • 6 euros par jour pour les repas et les boissons est largement suffisant sauf à Boukhara et Khiva où il faut mieux compter dans les 10 euros
    • Le petit déjeuné est toujours inclus avec la chambre
    • On peut cueillir des mures blanches à Samarcande autour du Gour Emir
    • Plov + Thé + Pain : 20 000 ou moins dans une tchakaina
    • Manty + Thé + Pain : 8 000 environ dans une tchaikaina
    • Prendre un thé / boisson proche d’un site touristique : Entre 3 000 et 10 000,  généralement à 10 000 on vous apporte carrément une bouteille d’un litre
    • Attention, dans la capitale vous aurez du mal à trouver où manger en dehors du marché Chorsu
  • Entre 10 et 50 euros par jour pour un hébergement bien placé en fonction du standing
    • à 10 euros ou moins c’est le dortoir
    • à 20/25 euros c’est la chambre perso très correcte
    • 40 euros, standing européen, c’est le minimum pour loger Noukous où la concurrence se fait rare.
  • Moyenne à 6 euros par jour pour les visites, appareil photo inclus
    • Attention il faut savoir que les prix varient fortement à la hausse ou à la baisse
    • Il y a déjà énormément à voir sans forcément payer
    • Entrée du registan à Samarcande : 30 000
    • Globalement les billets pour les monuments les plus importants de Samarcande et Boukhara coûtent dans les 20 000
    • Pass journée pour l’entrée dans les monuments de Khiva : 100 000
  • Le budget transport varie très fortement en fonction de notre itinéraire.
    • Ticket de metro : 1200
    • Ticket de bus en ville : 1200
    • Taxi entre le centre/hébergement et la gare/aeroport: Dans les 20 000
    • Train ( TGV ) entre Tashkent / Samarcande / Boukhara : De 10 à 30 $
    • Chauffeur privé à la journée pour ralier de longues distances  : Entre 50 et 70 $
Le logement

Je préconise de réserver à l’avance à Tashkent et à Noukous. Pour avoir testé différentes gammes d’hébergement, il faut savoir que tous les matelats ouzbeks sont vraiment très très durs et que les nuits sont fraîches.

Je recommande Art Hostel à Tashkent et Meros B&B à Khiva

La sécurité

L’Ouzbékistan un pays qui peut faire peur de par son nom et par son emplacement géographique. En se renseignant un peu on se rend compte que la carte du territoire est majoritairement classée jaune autrement dit « vigilance renforcée » comme dans la majorité des pays en Asie.

Après avoir passé 2 semaines dans le pays, je peux dire que le sentiment d’insécurité est inexistant. L’unique moment où je me suis sentie en danger c’est lorsque j’ai rencontré un serpent dans le désert.

Je n’ai pas fait traduire mon VISA et aucune personne y compris la police à Tashkent ne m’a embêtée.

Les Ouzbeks sont vraiment adorables, accueillants, honnêtes et bavards

Le transport

L’avion : Il n’y a pas de vol direct depuis Paris ou Londres tous les jours. Les meilleures connexions se font via la Russie ou Istanbul. J’ai voyagé avec Uzbekistan Airways.

( Istanbul-Tashkent + Tashkent-Londres : 510 euros ) 

Le train : Si on veut un billet à 10$ voir même tout simplement un billet,  il faut l’acheter minimum 1 semaine à l’avance, c’est la règle d’or à respecter au départ de Tashkent pour Samarcande. Mon auberge m’a alertée et s’est occupée de l’achat des billets.

J’ai voyagé 2 fois dans l’Afrosiab qui est bien plus confortable que nos TGV. A noter qu’il est demandé d’arriver dans les gare 40 minutes avant le départ, il faut passer la fouille et demander de l’aide pour décrypter son billet ainsi que le tableau d’affichage pour trouver son quai.

Le métro de Tashkent :  Il n’y a que 3 lignes, bien qu’il souffre d’un passif assez noir, le métro est un monument à lui tout seul tellement les stations sont belles.

Le bus de ville à Samarcande : Personne ne parle anglais mais tout le monde sait que vous allez descendre vers le registan, on vous indique donc le bon bus et le bon arrêt.

La voiture : J’ai effectué plusieurs trajets avec chauffeurs. Les voitures sont modernes, climatisées et roulent au gaz.

  • Trajet BoukharaKhiva : 6h en voiture en partant au petit matin contre minimum 10h de bus à l’ancienne qui part lorsqu’il est plein. Les taxis collectifs ne sont guère plus rapide et sont bondés.
  • Trajet KhivaNoukous via les forteresses du désert : Ce circuit d’une journée n’est pas praticable en transport en commun.
  • Trajet NoukousMoynak : Il y a un bus mais j’ai préféré prendre un chauffeur.
  • Trajet Tashkent – Montagnes et Lac Tcharvak : Ce circuit n’est pas praticable en transport en commun sur une journée.

A pied : Et oui il faut savoir que chez les Ouzbeks on marche beaucoup , surtout à Tashkent et à Samarcande. Si on va dans les forteresses dans le désert mieux vaut prévoir de bons crampons pour ne pas glisser.

Le climat / Les vêtements 

Au mois de mai, dans tout le pays,  mieux vaut prévoir polaire et pantalon pour la nuit car le thermomètre ne dépasse pas 10°. Il fait environ 17° dans les montagnes autour de Tashkent

Couvre tête indispensable à Boukhara, Khiva et au Karakalpakstan où le soleil cogne fort avec des températures oscillant entre 30 et 38° au mois de mai et dépassant les 50° en juillet/aôut.

Les femmes ouzbeks portent des jupes et des robes.