Boukhara, citĂ© marchande đź§ˇ

Boukhara, ici il y a des touristes mais je ne les vois pas, le soleil cogne mais il ne me dérange pas, les gens parlent mais je ne les entends pas, je me laisse bercer par cette douce musique ouzbèk qui résonne à chaque coin de rue.

Une fois franchie les portes de ces coupoles du XVI siècle , on se transporte dans le temps, on se laisse imaginer ce que devait être Boukhara en pleine prospérité, on se prend à rêver en plein jour.

Le vieux Boukhara bien qu’envahit par les voitures télécommandées des enfants à su conserver son charme et ses vieilles portes.

Dans chacune des ruelles se dressent des marchands de souvenirs, ils sont nombreux mais peut on oser reprocher à cette ville dont le commerce a fait sa réputation depuis des siècles d’être toujours au rendez vous ?

Les enchères commencent au prix fort, certains produits ne se retrouvent pas d’une étale à l’autre, la négociation n’est vraiment pas facile, mais ici, le plus gros radin du monde ne serait dire non à tous ces trésors déballés. Tissus colorés, bijoux, bibelots et instruments venus d’un autre temps se retrouvent sous nos yeux tandis que d’autres devantures abritent de véritables cavernes d’Ali Baba où les tapis qui ont fait la réputation de la ville se monnaient désormais avec une carte VISA.

Boukhara, citĂ© envahie par Gengis Khan, terre de religion, Ă©tape majeure de la route de la soie, ancienne capitale administrative sous le règne soviĂ©tique …2500 ans d’histoire difficile Ă  ingĂ©rer.

Quand aux innombrables monuments prĂ©sents dans la vieille ville, je serai déçue par l’intĂ©rieur de la forteresse dont il ne reste pas grand chose si ce n’est une belle exposition de jouets d’antan pour enfant dans la coquette yardcourt et je jetterai mon dĂ©volu sur la rafraĂ®chissante madrasa Kalon

Bien entendu je n’oublierai pas d’aller observer mon petit Chor Minor, celui que j’ai au préalable découvert dans un de ces beaux livres, celui pour qui j’ai ajouté l’Ouzbékistan sur ma liste de voyage.